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L'artisanat éthique chic

La mise en place de CALAO création

Bénédicte Bodin-Huet

Pourquoi avoir lancé CALAO création ?

"Donner du sens à ma vie professionnelle". Voilà la phrase qui m'animait quotidiennement quand j'allais travailler à Paris et que je souhaitais tellement apporter ma touche à ce monde.
Comme je ne savais pas comment procéder car oui, il m'a fallu des années de réflexion avant de lancer CALAO, j'ai beaucoup travaillé sur une éventuelle reconversion. Il en est ressorti que j'utiliserais toutes les valeurs qui me tenaient à coeur : responsabilité, créativité, humain, beauté, et international.
Je suis partie vivre au Sénégal en 2014 avec ma famille et là bas, j'ai commencé à travailler avec des artisans en prenant beaucoup de plaisir à penser des modèles qu'ils réalisaient.

Une pirogue pour un retour à la pêche

Cette expérience m'a fait prendre conscience que l'on pouvait vraiment aider sans que cela nous coûte forcément beaucoup.
 
En janvier 2015, j'ai reçu en cadeau de Dio, un de mes gardes au Sénégal, une jolie pirogue en bois. Nous discutions souvent et il m'avait expliqué que son vrai métier était pêcheur mais qu'ayant cassé son moteur, il ne pouvait plus exercer son métier. Garde était un métier de remplacement en espérant pouvoir économiser suffisamment pour, un jour, acheter un nouveau moteur Yamaha d'une valeur de 500€. "Comment faire pour l'aider à récupérer cette somme ?". L'idée m'est alors venue de lui proposer de fabriquer des pirogues que je vendrais à mon réseau. J'ai envoyé un mail intitulé "Une pirogue pour un retour à la pêche". Avec un peu de bois, de la peinture et à l'intérieur de notre jardin, Dio a commencé sa production de commandes et 2 mois plus tard, 40 pirogues de 30 à 50 cm créées, nous avions récupéré la somme nécessaire pour qu'il puisse acheter un nouveau moteur Yamaha. Dio est retourné à la pêche en avril 2015.
Fabrication de pirogues
Retour à la pêche

Pourquoi le nom CALAO création ?

Vous connaissez Zazou dans le Roi Lion ? Et bien, c'est un calao !
 
Je cherchais un nom simple à retenir, facilement prononçable dans plusieurs langues et qui ait un résonance exotique. C'est au Sénégal, en voyant, un oiseau calao que le déclic m'est venu et que j'ai exprimé à mon mari : "mon projet s'appellera calao".

L'adaptation du concept en France

Je ne pouvais pas lâcher ce début d'entreprise qui avait fait ses preuves au Ghana. J'avais entamé une collaboration sympathique et pleine de confiance avec mes artisans.
 
Alors, évidemment, nous entrions dans une autre dimension car il s'agissait de continuer à produire au Ghana et de vendre en France. Comment faire pour exporter ? Pour importer ? Pour suivre la production à distance ? Qui seraient mes clients ? Quels seraient mes coûts ? Quelles seraient mes charges ?....
 
En avril 2017, mon premier container arrive rempli des premiers trésors !

Un support essentiel à la poursuite de mon activité

Je voudrais avant tout remercier mon mari sans lequel CALAO création ne pourrait exister. Il est à mes côtés depuis le début de cette aventure, m'a beaucoup écoutée et m'a soutenue dans des moments compliqués.

Beaucoup de personnes que je remercie encore m'ont également accompagnée après que je sois partie du Ghana.
Il y a eu particulièrement Clotilde qui, la première, pendant 1 an, a repris CALAO et a permis à Kwome et Joel de continuer à vendre auprès de la communauté d'expatriés. Joel a pû consolider son expertise et se faire encore mieux connaître.
C'est ensuite Julie qui a repris le flambeau à Accra et a accompagné Joel pour qu'il soit encore plus visible et puisse produire convenablement. Ensemble, ils ont travaillé sur le projet de la chaise que vous connaissez aujourd'hui et suivi la gestion du 2ème container.